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RACINES DES CRISES 1. La relation aux images parentales Nous sommes imprégnés par les premières relations que nous avons eu avec nos parents, ceux qui nous ont élevés. Celles que nous avons eues avec notre mère, qui était capable ou non de satisfaire : - nos besoins de survie, manger, être propre... - nos besoins de sécurité psychologique, d'appartenance en nous aimant pour nous-mêmes, - notre besoin d'être aidé et encouragé pour développer nos premières compétences (manger seul(e), marcher, devenir propre, prononcer nos premiers mots...) et de nous accepter dans notre imperfection transitoire, - notre besoin d'apprendre à nous occuper de nous-mêmes, à devenir autonome. Celles que nous avons eues avec notre père, qui était capable ou non : - de nous apporter de la sécurité physique et matérielle, - de nous apporter cet aspect de la sécurité effective que sont l'autorité et le respect des lois, - de nous inciter à explorer, à dépasser nos limites, à oser, à nous faire confiance, - d'être une protection en balisant nos premiers pas, sans pour autant nous couver, - de nous apprendre le respect de nous-mêmes et à nous accepter dans nos échecs. De leurs attitudes facilitatrices vont dépendre notre sentiment de sécurité, notre capacité à nous affirmer et à nous faire confiance, ainsi que notre capacité à nous intégrer à la société, en étant capable de nous exprimer, de demander, de recevoir, de nous contrôler de façon adéquate, d'accepter ou de refuser. De ces premières années nous tiendrons une aptitude à développer des croyances positives pour notre vie, à nous sentir "nés sous une bonne étoile", de nous sentir à la fois semblables aux autres et particuliers, ou a contrario, de nous sentir différents et sans valeurs. Sans que cela soit systématiquement le cas, derrière beaucoup de nos crises, nous retrouverons des griefs réels ou fantasmatiques contre nos parents. Alors, ils nous apparaîtrons comme des monolithes indestructibles qui ne méritent pas le respect et peuvent prendre tous les coups. Cela s'arrête, le jour où nous prenons conscience de leur vulnérabilité, de la notre, et de notre responsabilité. 2. Les comportements introjectés Ils nous font fonctionner selon des valeurs qui ne sont pas les nôtres et nous mettent en porte à faux dans l'existence, en entraînant une fausse image de soi. Selon notre caractère, nous sommes "séduits", c'est-à-dire détournés de notre chemin, par des messages contraignants. Les champions "toute catégorie", sans, cependant, qu'ils en détiennent le monopole, sont les passionnés, les sentimentaux, les émotifs et les secondaires. Grâce à l'analyse transactionnelle nous connaissons les plus virulents ainsi que leurs répercussions sur nos comportements. SOIS PARFAIT : sous-entendu "tu devrais mieux faire", va entraîner une attitude obsessionnelle et compulsive : "ce que je fais doit être parfait", or c'est matériellement impossible. Alors nous nous réfugions dans nos pensées, nous rationalisons, nous intellectualisons : Tant que nous restons dans le monde des pensées, la perfection est possible et non contrôlable. Ne pas réaliser évite d'être critiqué et de se critiquer. Lorsque nous passons à la réalisation, dans une ambiance stressante, nous nous mettons à "en rajouter" comme la ménagère qui n'a jamais fini ou le bourreau de travail. C'est notre façon de chercher à tout contrôler pour conserver notre sécurité et notre image. Les autres nous renvoient l'image de quelqu'un qui en fait trop et est donc imparfait, ce qui nous semble injuste, nous ne nous sentons pas reconnus pour le mal que nous nous donnons. Nous nous sentons rejetés et nous rejetons. Contre message : j'ai le droit d'être moi-même, de faire des erreurs dont je me nourris, j'accepte que la réalisation soit inférieure à ce dont j'ai rêvé. Il suffit que les choses soient suffisamment bien faites. FAIS DES EFFORTS : sous-entendu : "ce que tu fais est toujours insuffisant, tu dois toujours continuer à le faire", pour réussir il faut peiner, il est immoral de réussir aisément. Comme devoir toujours faire ses devoirs, la lessive, le ménage... n'a rien d'attractif, nous nous installons dans la passivité, la mauvaise humeur et l'agressivité. Nous attendons que les autres ou les circonstances nous forcent à faire les choses. Pour nous débarrasser plus vite, nous pouvons devenir créatifs si l'ambiance est positive et encourageante. Mais si l'ambiance est stressante, nous pouvons nous mettre à faire ostensiblement des efforts, car faire des efforts peut très bien dispenser de réussir, si cela s'avère plus payant pour recevoir de l'attention (positive ou négative). Bien sûr nous faisons le gros dos, nous faisons pousser, en voulons aux autres qui font pression sur nous...et finalement nous faisons jeter. Nous en voulons aux autres et à nous-même, sommes agressifs, mais ne faisons rien pour modifier la situation, car c'est la faute des autres. Nous sommes en état de rébellion. Contre message : se fixer soi-même des objectifs et se féliciter de les avoir atteints, même si cela parait en deçà de ce que font les autres : l'important est que cela nous convienne. Prendre ses responsabilités. Tirer les fruits de nos expériences pour en faire la base de nos expériences futures. SOIS FORT : sous-entendu "cache tes sentiments, ne montre pas ta vulnérabilité". Comme nous sommes tous plus ou moins vulnérables, nous avons conscience d'être devant une mission impossible "je ne pourrais pas toujours et partout cacher mon chagrin, ma joie, mon envie... "je n'y arriverais jamais", surtout quand nous sommes très émotifs. Là aussi nous avons tendance à nous réfugier dans nos pensées, à intellectualiser, rationaliser, idéaliser : ce qui permet de vivre abrité de nos émotions. En positif cela nous apprend à retenir notre action, à obéir pour ne pas être en risque d'erreur. Lorsque les circonstances sont stressantes, nous posons le masque "je suis fort" et cherchons à donner le change, si nous sentons que c'est impossible, nous allons nous cacher ou fuir, et nous replier dans la solitude, humilié de n'être pas à la hauteur, abandonné des autres, dont nous aimerions bien qu'ils viennent nous rechercher, tout en ne sachant pas accueillir leur démarche. Contre message : J'ai le droit d'être vulnérable, c'est moi. J'accepte la vulnérabilité des autres : la véritable intimité passe par là. FAIS PLAISIR : sous entendu "tu n'es pas assez gentil". Les personnes hypersensibles intériorisent aisément ce message. Or la demande est irréaliste : nous n'avons pas toujours la possibilité de faire plaisir aux autres, donc il y aura fatalement un jour où nous serons en échec, cela nous pend au nez et nous sommes par avance, à la fois malheureux et menacés : car si nous ne faisons pas plaisir, on ne nous aimera plus. Nous montrons facilement nos sentiments, développons notre sensibilité comme une antenne pour capter les désirs de l'autre et être sûrs d'être "gentils" au bon moment. Si l'ambiance est positive nous savons exprimer nos émotions, nous réfléchissons à la bonne manière de faire plaisir ou de nous montrer serviable et nous agissons de façon juste et adaptée, en évitant de tomber dans des pièges à énergie. Si nous sommes dans des circonstances stressantes : nous cédons aux exigences des autres, au détriment de nos propres besoins, émotions et sentiments. Alors nous nous méprisons parce que nous n'avons pas agit de bon coeur, et que nous ne sommes pas congruents. Nous en voulons aux autres qui nous ont poussés dans cette direction, avons peur de perdre leur amour : "si tu ne me fais pas plaisir, je ne t'aime plus". Contre message : développer la considération envers soi-même, le plaisir de la solitude, qui permet de se ressourcer, de faire ou vivre ce que l'on aime. Prendre conscience que nous ne sommes pas ici pour être un objet de satisfaction pour autrui, mais être dans une relation d'égal à égal. SOIS FORT ET FAIS PLAISIR : ici la situation se complique," je dois être invulnérable, impassible et cependant empathique et sensible" : c'est impossible mais je dois continuer de tenter d'y arriver pour être aimé. Si la situation n'est pas stressante, mes émotions ne me gênant pas, je peux agir avec empathie. Si les conditions sont stressantes : mes émotions m'assaillent, je suis obligé de me figer pour que cela ne se voit pas, et alors que je suis en plein désarroi, je suis sensé être ouvert aux autres. Je leur donne alors quelques signaux destinés à les satisfaire plus ou moins. Mais je me sens coincé, et je méprise l'autre : "finalement j'ai le pouvoir de te faire plaisir, et tu ne vois même pas que je m'en moque et que je te roule" "je te contrôle et je me contrôle"... mais je me sens abandonné : personne ne m'aime, d'ailleurs si on savait qui je suis vraiment... je trahis la confiance des autres... et je suis trahi... je manipule... Contre message : j'agis selon mes possibilités du moment, je cesse de vouloir contrôler mes émotions, mes sentiments, les autres... et je rend à chacun la capacité à se faire plaisir sans mon intervention. SOIS PARFAIT ET SOIS FORT : "tu n'as pas le droit à l'erreur même minime, et tu dois être invulnérable" : Bon! Je me réfugie dans la pensée, l'abstraction : je ne risque pas de me tromper et c'est un domaine dépourvu d'émotion. En situation positive, nous allons prendre le recul pour réfléchir, contacter nos émotions, et utiliser leur énergie. En situation stressante : nous posons le masque "Perfection et Force" et persuadé d'y être parvenu nous entamons une croisade pour convaincre les autres de nous ressembler, au besoin nous cherchons à leur faire peur, les intimider, pour les contrôler et les obliger à nous suivre. Nous nous entêtons, sûrs de la justesse de notre cause et ne lâchons pas nos "victimes", jusqu'au moment où écoeurés de ne pas arriver à nos fins, nous les rejetons parce que nous les trouvons nulles et incapables, et eux nous abandonnent sans regret à nos utopies (certains diront à notre parano). Contre message : La perfection n'est pas de ce monde, je ne suis pas là pour faire concurrence à Dieu. La réalité est qu'un être humain est vulnérable dans sa chair, ses sentiments et son mental. Aussi, pleinement humain, imparfait et vulnérable, je m'aime et je m'attendris en regardant les autres si semblables et différents. Je ne les juge pas, car je ne suis pas à leur place, et je sais que si je m'y trouvais je ferais comme eux. Cela ne veut pas dire que je me désintéresse de leur sort, et s'ils me le demandent et que je le peux, je suis heureux de leur proposer d'autres perspectives, de façon respectueuse. SOIS PARFAIT ET SOIS FORT ET FAIS PLAISIR : ici c'est la totale ! Devant tant d'exigences la personne ne sait plus ou donner de la tête! "Je dois être gentil", serviable, empathique, doux, ET fort, impassible, invulnérable, dépourvu d'émotion ET je n'ai aucun droit à l'erreur. C'est impossible, je n'y arriverais jamais : tout cela est trop contradictoire. Tantôt j'essaie d'y arriver, je suis tendu et agité, essayant de faire face à tout, tantôt je me sens déprimé, toute mon énergie est avalée par mes émotions refoulées. Je ne suis jamais bien. Je ne dois pas être normal : les autres semblent y arriver." Tantôt je fais plaisir pour faire plaisir, mais alors je ne suis pas fort, puisque je ne sais pas refuser, finalement je ne vaux pas grand chose... Tantôt, surtout quand je déprime, je mets le masque "sois fort", sous entendu :" tu te laisses aller", et le masque "sois parfait", sous entendu :" t'es incapable". J'apparais alors rigide, sec, inauthentique. Je me sens et suis parfois rejeté réellement par les autres. Alors je m'enferme dans la solitude, je rejette les autres, ce qui est encore un moyen de contrôler la situation. Solitaire dans ma tour d'ivoire je meurs du besoin d'être aimé et compris. Contre message : je n'ai rien à prouver : je suis aimable comme je le suis avec mes faiblesses et mes incompétences. Les autres n'ont rien à prouver, je les aime comme ils sont avec leurs faiblesses et leurs incompétences. Si certains ne supportent pas que je sois vulnérable, que je ne puisse toujours être la réponse à leur demande, que je me trompe parfois... c'est sans doute qu'ils sont très insécurisés, mais ce n'est pas à moi de leur apporter une réponse en faisant le grand écart. 3. Les limitations imposées de l'extérieur ou de l'intérieur La non satisfaction de nos besoins peut être à l'origine d'états qui nous pousseront à réévaluer les critères de notre vie. Si nos BESOINS PHYSIOLOGIQUES ET MATERIELS, ne sont pas suffisamment satisfaits, nous éprouveront des sentiments qui vont de la frustration, à la dépendance puis à la peur de mourir. Si nos BESOINS DE SECURITE, ne sont pas satisfaits, nous pouvons avoir peur d'être battus, agressés, dépossédés de nos biens, d'être tués, de manquer d'argent, au plan matériel. Au plan psychologique nous douterons de nous, risquerons de nous montrer soumis et dépendants, et d'avoir peur de l'inconnu, qui pourrait être encore pire, ce qui nous décourage d'aller voir ailleurs. Si nos BESOINS SOCIAUX, ne sont pas satisfaits, nous n'oseront pas manifester nos sentiments et émotions, nous nous tairons, par peur d'être rejetés, nous pratiquerons l'autocensure, et nous sentirons ou seront castrés. Si nos BESOINS D'AUTONOMIE et d'indépendance, sont contrés, nous accepterons de rester dans un moule qui satisfait autrui, renoncerons à explorer, à poser des questions, à prendre des risques... et la vie avec les autres risque fort de ressembler à une prison... à moins que nous ne fassions exploser la vitre avec perte et fracas... et un maximum de risques! Si nos BESOINS DE REALISATION DE SOI, sont bridés ou interdits, nous nous trouvons empêchés de suivre nos intuitions (considérées comme illogiques et non valables), d'actualiser nos dons (pas grand chose en somme). Nous nous interdisons de toucher, de nous salir, et nous imposons une obligation d'atteindre la perfection, parfaitement irréaliste ! Si nos BESOINS D'EXPERIENCES PAROXYSTIQUES, de DEPASSEMENT DE SOI sont interdits, nous cultivons un excès de protection contre tous les chocs, nous nous interdisons les états passionnels, et comme ils ne manquent pas de se présenter, nous nous trouvons dans des situations de détresse gravissime. Nous refusons l'irrationnel, nous nous accrochons au conventionnel et à ce qui est logique, par peur des débordements. Certaines limitations entraînent un sentiment de frustration plus ou moins intense, d'autres un sentiment ou un état d'impuissance et de castration. Le refus de ces limitations de nos besoins, désirs, émotions et affects, pouvoir ou créativité, entraîne : l'exaltation imaginative, la rébellion, la révolte, et ou des conduites asociales. 4. Les conflits animus/anima Lorsqu'en nous s'affrontent ce qui fait notre essence masculine et notre essence féminine. 5. Les conflits internes de longue durée Ils finissent par épuiser toute notre énergie : - corps/esprit - pulsion/sublimation - émotions/pensées - rigidité/flexibilité - envie/pas envie... 6. Les recadrages Obligation de changer d'optique sous la pression d'un événement ou d'une situation, ou d'une personne. 7. la rencontre avec notre ombre... et nos sub personnalités Il y a de nombreux personnages en nous, ceux que nous aimons bien, ceux que nous n'aimons pas, et ceux dont nous ne voulons absolument pas entendre parler : le petit enfant malheureux, le mendiant, le gangster, celui représenté par les personnes dont je déteste absolument le comportement... 8. Les angoisses diverses : - peur du mystère, de l'inconnu, - de la mort, de la vie ressentie comme menaçante, - peur de se tromper de voie, - peur d'être jeté dans un monde hostile et inconnu, - peur indéfinissable de l'avenir, que le "ciel nous tombe sur la tête", - peur de devenir "fou", "violent", "incontrôlable". 9. Séquelle de traumatismes intra-utérins ou de traumatismes de la naissance Ils peuvent être à l'origine de certaines difficultés pour certains d'entre nous. 10. Deuils, séparations, pertes, coups du sort Confrontation à l'irrémédiable, à l'impermanence, au détachement, remise en cause du sentiment de sécurité. 11. La recherche d'harmonie à tout prix Elle peut manger beaucoup d'énergie, si elle repose sur des données erronées du genre "on ne doit jamais se mettre en colère" ou autre... Réactions courantes accueil
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